Test : Battlefield V évite les balles

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Après des annonces très controversées, des retards et une sortie compliquée répartie sur plusieurs dates, le nouvel opus de la série phare du studio DICE, Battlefield V, est désormais disponible pour tous. Jetons un œil à ce qu’il à dans le ventre.

Etat des lieux

A sa sortie, Battlefield V propose 3 chapitres solo et le mode multijoueurs. Ce dernier se jouera sur 8 cartes et 7 modes de jeu. A noter que Battlefield annonce 8 modes de jeu, mais c’est en comptant le mode Battle Royale, disponible seulement en mars!

Bien installé dans votre siège ? Un petit thé (ou une bière) à portée? Alors on vous résume le tout avant de vous donner un avis! Et les paresseux, on vous résume même notre avis à la fin, c’est-y pas gentil?

Des chapitres d’histoire

Du côté solo, le jeu se répartis en chapitres, mettant en lumière un personnage (qui ne sera pas toujours un héro). « Sous aucun drapeau », le premier chapitre, vous met dans la peau d’un délinquant anglais recruté pour saboter diverses installations allemandes en Afrique du Nord. Sous les ordres critiques d’un mentor, on découvre une campagne qui pousse à tenter la discrétion: un choix surprenant de la part de Battlefield (dont le nom signifie quand même « champ de bataille »). Mais on se prète au jeu assez rapidement.

Ce côté infiltration est encore amplifié dans « Nordlys », le second chapitre, dans lequel vous infiltrerez une usine de fabrication d’eau lourde avec la résistance Norvégienne.

Le troisième et dernier chapitre, « Tirailleur », dont le nom vous aiguille sans doute sur le personnage joué (indice: c’est un tirailleur), tranche légèrement avec beaucoup plus de phases guerre ouverte durant lesquelles vous êtes accompagnés de plusieurs alliés et attaquez les lignes allemande sur des champs de bataille dévastés.

Le multijoueur de BFV en bref

Pour le multijoueur, on retrouve les désormais classiques Conquête, Match à Mort en équipe, Domination,… Mais aussi des modes intéressants comme par exemple Lignes de Front et Percée. Le mode Grande Opération combine trois modes de jeux en trois « jours » consécutifs pour une expérience de jeu plus variée, avec une influence des performances des deux équipes sur les manches successives.

Sont disponibles 4 classes: assaut, médecin, soutien et éclaireur. Le rôle du soldat d’assaut sera de détruire les véhicules, armé d’explosifs divers et de fusils semi-automatiques (et automatiques) pour achever les ennemis sortant des carcasses enflammées des béhémoths de métal qui… bref, de détruire des chars. Le rôle du médecin semble assez clair pour passer directement au soutien, la boîte à munitions ambulante. L’éclaireur à pour rôle l’élimination des ennemis à longue distance, mais aussi le « spotting » et également de servir de point de spawn dernier les lignes ennemies.

Vous avez désormais les bases pour comprendre de quoi on parle, il est maintenant temps de donner un avis.

Un solo railshooter?

Les solos sont de plus en plus rares dans les jeux a focus multijoueurs. Et si on se rappelle du solo magnifique de Battlefield Bad Company 2, et même de certains éléments des campagnes de Battlefield 3 et 4, ces dernières étaient surtout des tutoriaux glorifiés. Battlefield 1 avait redressé la barre, et soyons honnête, Battlefield V propose une approche très intéressante.

Soyez avertis : le solo n’est pas compliqué! Même en mode « hardcore », un joueur habitué pourra finir les 3 chapitres de départ en moins de 3 h chacun sans trop se fatiguer. La force de ce solo se trouve autre part: dans l’histoire racontée.

On se laissez facilement emporter et guider par le scénario qui, sans casser trois pattes à un canard reste fort bien écrit et mis en scène. Le relation mentor/élève du premier chapitre à beau relever du cliché des plus usés, on se surprend à râler sur notre vieux chaperon et à apprécier les dialogues entre les personnages, en particulier sur la fin du chapitre.

Alors oui, certaines parties relèvent du railshooter, avec une IA aux fraises. Et oui, en mode hardcore, certains ennemis sont dotés d’yeux bioniques et de rayons X alors que d’autres gardent les yeux fermés en permanence. Et oui, il est souvent plus simple et plus rapide de se lever, d’attraper un fusil a pompe et une batteuse et de foncer dans le tas. Si ceci vous pose problème: passez votre chemin, le solo ne vous intéressera pas. Par contre, si vous prenez la peine de vous plonger dans l’histoire, ou si vous tentez de remplir tous les défis (disclaimer: votre serviteur s’y atèle, mais en « seulement » 7h de tests sur le solo c’est compliqué), vous avez devant vous un jeu agréable et relativement bien pensé (malgré quelques bugs) qui pourra vous tenir tête une douzaine d’heures facilement.

On a particulièrement apprécié le dernier chapitre: la sensation de guerre ouverte est particulièrement prenante et tranche vraiment par rapport aux chapitres précédents.

Et ce ne sont que les 3 premiers chapitres de l’aventure!

Et du côté multi?

Passons le détail des cartes et des modes: ces informations sont disponibles ici et ici. Parlons avis.

Tout d’abord écartons un point: oui, le jeu est magnifique. On peut difficilement reprocher ses graphismes à la série Battlefield, et cet opus ne déroge pas à la règle. Le revers de la médaille se retrouvant du côté des performances. Sur les deux systèmes testés, il semble que les drivers AMD disponibles au moment d’écrire ses lignes ne soient pas encore tout à fait au point mais de manière générale un équivalent 1060 desktop vous permettra de joueur confortablement en 1080p ultra. Pour un équivalent GTX 1050, on recommandera de passer directement en medium pour maintenir 60FPS, le jeu ayant tendance à ralentir violemment dans des grosses phases d’action multijoueurs. Le support du Crossfire n’est toujours pas là (même sur les drivers beta). Pour le SLI, il semble que le support soit seulement partiel.

Les graphismes étant écartés, passons au gameplay. Le focus est vraiment remis sur le jeu en équipe, et en particulier en escouade. Ceci est visible au travers de plusieurs changements.

Attrition et génie civil

Le premier concerne les réanimations: désormais, tout membre d’une escouade peut réanimer ses collègues. Le médecin reste la seule classe à pouvoir ranimer n’importe quel allié, et est aussi deux fois plus rapide. Par ailleurs, la vie ne se régénère plus entièrement, il vous faudra trouver un médecin ou un poste de soin.

Et en parlant de poste de soin: en certains points des cartes, on retrouve des caisses de munitions et soins qui peuvent être construites (et détruites) par tous afin de se réapprovisionner. En outre, chaque soldat est équipé d’une pelle, d’une pioche et d’un marteau (si, c’est possible). Ceci vous permettra de creuser des tranchées, construire des murs en sac de sable et autres renforcements de position. Ce dernier élément de gameplay n’est pas (encore) très utilisé mais à déjà prouvé sa valeur lors de nos essais, avec certains points de conquête se transformant en forteresses inviolables (ou presque) en quelques minutes.

Pour continuer dans le jeu en équipe, les munitions seront rationnées et, si vous en ramassez sur les cadavres de vos adversaires, il vous faudra recourir à l’aide d’un soutien si vous décidez de tirer en continu depuis une position à couvert.

Un Battlefield plus « mature »?

Autre modification importante du jeu: la disparition du spotting. Ou plutôt: sa modification. Dans les opus précédents, il n’était pas rare de tirer sur des triangles rouges tout en matraquant la touche A: ceci est fini. Si le spot 3D n’a pas disparu, il sera réservé aux snipers réalisant un hit, aux soutiens (dotés de la bonne spécialisation, on y reviendra) « supressant » un adversaire, aux éclaireurs dotés de la lunette. Il reste possible d’indiquer un point sur la carte en appuyant sur A, pour diriger vos alliés, mais les petits triangles rouges ont disparu, pour le meilleur et pour le meilleur (pas de pire ici!).

Couplé avec les limitations de nombre de munitions (et en particulier d’explosifs), on se retrouve avec un jeu plus posé, qui reste dynamique mais moins basé sur un spam massif d’explosifs et de volées de mitrailleuses et plus sur le contournement des lignes ennemies et le retranchement autour des objectifs. Il faudra bien évidemment voir comment la communauté évolue quand le jeu sera moins neuf, mais actuellement, le gameplay semble plus « mature », moins brouillon.

Et cette sensation est accentuée par des maps au level design franchement exceptionnel et à une direction artistique intelligente. La visibilité est excellent (certes, certains joueurs peuvent être confondus avec des fougères, mais  soyez rassurés: ils tomberont vite a court de munitions ou de packs de soins) et ils sera généralement possible d’éviter une zone verrouillée par l’ennemi en utilisant un chemin dérobé.

Mais du coup, qu’est-ce qui n’est pas bon dans Battlefield V?

On a parlé du bon, parlons du mauvais. Tout d’abord, le nombre d’armes, de cartes, de modes de jeu: après une sortie décalée d’un mois, Battlefield V se présente un peu faiblard. On sent qu’il y a de l’idée, mais on sent que le jeu vient à peine d’être fini. La peinture n’est pas encore sèche, et l’intérieur n’est pas garnis: il faudra attendre l’hiver pour l’arrivée du mode « Sentiers de Guerre », des séries d’événements proposant des défis et modes de jeux temporaires (on parle par exemple de « Grande Opération » réparties sur plusieurs semaines), Mars pour le mode Battle Royale. Chaque chapitre des Sentiers de Guerre vont amener de nouvelles cartes et armes qui seront bienvenues. Et de la même manière: les véhicules disposent d’un onglet « améliorations »… actuellement indisponible.

En fait, le plus gros problème de ce Battlefield V n’est pour une fois pas le netcode, bête noire de la série, mais bien qu’on en aimerait un peu plus: le bougre s’est fait attendre, et il est encore timide.

On relèvera quand même quelques bugs assez dérangeants (dont on me chuchote à l’oreille que certains sont déjà corrigés), dont, en vrac: les cadavres qui rentrent dans les murs (dur à réanimer le passe-murailles!), les timers de fin de parties qui bugent, les véhicules qui décollent (oh, une jeep-filante, fais un voeux!),…

Tout ce dont on a pas parlé

Il y a une série d’aspects dont on à pas parlé: la personnalisation des soldats et armes cosmétiques), le système de missions et de points de réquisition pour améliorer vos équipements en apparences, … en fait, de manière générale, ce qui ne touche pas au gameplay. 

On relèvera quand même l’apparition de nouveaux modes de jeu comme lignes de front, qui mêlent la conquête et le rush des opus précédents dans un mode très dynamique et rafraîchissant. Mention spéciale également aux spécialisations de classes qui remplacent les améliorations d’escouade de Battlefield 3 et 4 en donnant des traits passifs à vos soldats, en permettant à l’éclaireur spécialisé en sniper de retenir leur respiration plus longtemps, alors que la spécialisation infiltration permettra de spawner sur des balises alliées en dehors de votre escouade. 

On apprécie également le système de récompenses d’escouade qui permettra au capitaine d’appeler du ravitaillement, un véhicule, un char spécial ou le fameux bombardement V1. Ce dernier en particulier est relativement jouissif et le seul bruit du pulse jet fera lever les yeux au ciel à la recherche du danger!

Trop Long J’ai Pas Lu (TLJPL;)

Battlefield V propose un solo agréable et un multi rafraîchissant. Beau à regarder, agréable à jouer, on lui reprochera de manquer un peu de contenu au lancement, une situation qui devrait évoluer au cours des prochains mois.

Attention cependant: il vous faudra trouver quelques amis pour vous accompagner. La mise en avant du jeu en escouade fait que jouer avec des inconnus peut être très frustrant, d’autant qu’ils seront toujours moins bon que vous (règle absolue du gaming numéro 2).

Ah et dernière précision: très honnêtement, oubliez le ray-tracing, pour l’instant en tout cas. A moins que vous n’adoriez le bruit numérique et les pertes de FPS bien violentes.

Pour ceux d’entre vous qui sont convaincus, on vous invite à passer par le forum pour retrouver d’autres joueurs. Et n’hésitez pas à utiliser notre lien d’affiliation ci-dessous pour acquérir le jeu tout en soutenant le site!

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Meilleures réponses

  1. jalik says:

    Super test, merci MISCHIEN !

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