MSI GT70 – IV – Résultats

Publié à 8:04 par - Dans Archives - Pas de réactions.

Page 1 – Présentation Page 2 – Ivy Bridge et Killer
Page 3 – Protocole de tests Page 4 – Résultats et Analyses
Page 5 – Conclusion


Nuisances sonores:

  • On en remet une couche ? Ben non, le topo reste hélas le même qu’avec les précédentes itérations de ce châssis. On aurait pu penser que l’arrivée d’Optimus rédirait le bruit en idle, mais non, on reste dans un domaine audible, mais attention: une petite bande son efface ce léger bruit.

Températures:

  • Ivy Bridge excelle sur ce point: la température est en forte baisse par rapport à ce à quoi Sandy Bridge nous avait habitué sur les GT78x. Bonne nouvelle. Quant à la GTX670M, elle navigue dans les mêmes eaux que la GTX570M. On me souffle dans l’oreillette que c’est normal.

Performances :

  • RAID0 de SSD : les chiffres parlent d’eux-mêmes … en performances brutes : le débit en lecture est simplement ahurissant ( plus de 800 MB/s). Problème : le débit en blocs de 4K … très bas. A titre de comparaison, un Crucial C300, pourtant assez ancien, est près de 2 fois plus performant à ce petit jeu. Quoiqu’il en soit, il est heureux de voir enfin des SSD arriver de série sur des machines gamer : de tous les investissements utiles que l’on peut faire pour « ressusciter » un PC, le SSD occupe la première place. On aurait néanmoins préféré (on n’est jamais content …) un SSD plus « classique » en lieu et place de cette solution, qui possède un défaut et non des moindres : vous devrez trouver des SSD en mSATA si vous souhaitez faire évoluer votre stockage principal, le PCB sur lequel sont connectés les 2 SSD n’est pas branché sur le port SATA habituellement présent sur la baie HDD.
  • CPU Ivy Bridge : le tick d’intel est performant en multi-threading, le Core i7-3610QM se permettant de dépasser le Core i7-2860QM. En mono-thread, sa fréquence plus légère le place juste devant le Core-i7 2670QM qui est cadencé à la même fréquence. On peut donc y voir des réglages et de l’optimisation qui permettent donc de faire un peu mieux, mais rien d’inoubliable. En même temps, Ivy Bridge a la dure tâche de succéder à Sandy Bridge qui était une belle réussite et qui reste aujourd’hui totalement dans la course. Ceci d’autant plus que les gains en jeu sont inexistants.
  • GPU GeForce GTX670M : j’ai pris tout mon temps pour affuter ma lame la plus fine, ceci afin de sabrer NVIDIA avec le plus de force. Non que le GPU soit mauvais en soi, c’est juste une honte de proposer un renommage avec un léger overclovking. NVIDIA est coincé, à priori, par TSMC qui est incapable de sortir des GPUs en 28nm à une bonne cadence, mais en même temps rien n’empêchait NVIDIA de laisser à ses GPUs des noms en accord avec l’ancienne gamme. Autant on peut le tolérer pour du bas de gamme, autant sur du haut de gamme nous ne pouvons pas laisser passer cet état de fait. Néanmoins, en ce qui concerne son comportement nous n’avons rien à dire de plus que ce que nous avons pu dire sur la GTX570M : un peu plus de performances dues à des fréquences plus élevées.
  • Intel HD Graphics HD4000 : je resterai dans le domaine de l’observé : mieux qu’une HD3000, légèrement en dessous d’une Radeon HD6370M. Donc mieux, mais rien de folichon ni de transcendant quand on sait que la Radeon HD6370M est équipée de 80SP … comme les Radeon HD6290/6320 des APU Brazos des netbooks. Bref de quoi allumer le feu dans World of Goo ou Angry Birds, mais pas grand chose de plus.
  • Optimus, ah, Optimus : deux soirées complètes de prise de tête à comprendre des performances en net retrait, et ce même si techniquement, le GPU pris en compte est bien la GTX670M. Le problème d’Optimus ne vient pas de l’option en soi qui peut intéresser du monde, mais de l’absence totale pour l’utilisateur final de désactiver l’IGP s’il le souhaite. Nous avions déjà relevé ce défaut chez AlienWare avec les M17x non 3D, nous constatons qu’aujourd’hui, tous les constructeurs prennent ce chemin. Et ce n’est pas avec l’arrivée d’Enduro d’AMD que les choses vont changer. En bref, alors que les situations en terme de drivers s’étaient passablement calmées, on va repartir dans une nouvelle galère pour la gestion de puces hétérogènes, car nous rappelons que le choix d’AMD comme d’NVIDIA réside dans l’accélération de l’IGP par le GPU dédié … vous pouvez commencer à cerner le problème.

V – Conclusion