Clevo P150EM – Petit tour du propriétaire

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Page 1 – Présentation Page 2 – Petit tour du propriétaire
Page 3 – Résultats et analyse Page 4 – Conclusion

 

Bon ! J’entends déjà des gens qui s’interrogent : « Je connaissais le P150HM, moi, c’est quoi de mieux le P150EM ? ».

Globalement, le châssis est identique. C’est pourquoi nous vous invitons à vous référer a notre ancien test: http://portables4gamers.com/?page_id=17924

 

Le P150EM est donc un beau bébé, imposant pour un ordinateur banal, mais relativement compact pour un P4G. En effet, il est indispensable de conserver une certaine épaisseur pour ventiler correctement les composants. C’est d’autant plus vrai pour une configuration aussi puissante que celle que nous avons entre les mains.

Le reste du châssis est fait de plastique dur et granuleux. Rien de bien mirobolant.

L’aspect général est très sobre et manque d’une touche de modernité. C’est un point peu important, mais un peu de folie n’aurait pas fait de mal.

Le capot est doté d’un plastique caoutchouteux doux au toucher. Il a l’avantage de ne pas être sensible aux marquent. Le rendu est très appréciable.

 

Passons à l’intérieur:

La base arbore le même plastique mou que le capot. Pas de traces de doigt, pas de poussière visible, et que du bonheur pour les poignets. Clevo a bien fait de conserver cet atout déjà présent sur le P150HM. On apprécie beaucoup.

 

Un point saute aux yeux dès l’ouverture du capot : le clavier.

On vous l’a dit et repété, le clavier rétro-éclairé, c’est très pratique pour jouer tard la nuit. Clevo a ouvert grandes ses oreilles et comble le principal défaut de son P150HM : le rétro-éclairage est au menu, et paramétrable. Comme chez Alienware, puis MSi, on peut régler les couleurs selon nos désir. Le clavier est partagé en trois zones sur lesquelles on peut appliquer 7 couleurs différentes (plus le noir, qui est en fait l’absence de rétro-éclairage) et  des effets de clignotement prédéfinis. Ces effets sont peu utiles et presque nuisibles à l’usage.

Par ailleurs, le clavier n’est plus réellement du chiclet comme sur le P150HM. Les touches ont une bordure plus basse autour d’elles et ne sont pas espacées. On perd l’aspect de l’ancien châssis qui était plutôt sympathique (c’est un point de vue subjectif). Certains préfèreront ce toucher presque mécanique, plus franc. En effet, la frappe est plutôt sèche, plus que celle d’un Alienware par exemple. Ce toucher est surprenant mais agréable à l’usage, donne la sensation d’une certaine réactivité. La frappe est cependant relativement silencieuse.

Enfin, la disposition des touches est … atypique. Premier bon point à ce niveau-là (et c’est le seul) : la touche « Windows » disparaît à gauche. Pas de retour au bureau intempestif à prévoir pendant une période de jeu stressante. Autour de la touche « entrer », qui est sur une seule ligne (pas en hauteur !) c’est en revanche un joli bazar que je ne vous décrirai pas; les photos seront plus adaptées. C’est un étrange choix que de ne pas fournir un clavier standard … Si on s’adapte rapidement, ceci est pourtant regrettable.

Autre absence à noter : il n’y a aucun raccourci multimédia. Vous devrez passer par vos logiciels pour démarrer et arrêter votre musique. Pas non plus de bouton de volumes, de réglage de luminosité …

 

Au-dessus de clavier, on retrouve une bar de son toute nouvelle, signée Onkyo. Encore une fois, l’aspect est sobre. Le rendu sonore est très correct pour un ordinateur portable : l’ensemble du spectre est audible, et la puissance suffisante pour s’immerger dans un jeu ou écouter un peu de musique. Au volume maximum, le son sature quelque peu dans les graves.

Bien sûr, on préférera très largement utiliser un casque.

 

Sous le clavier, le même touchpad d’antan. D’antan, tant sur un plan esthétique que pratique. Il mériterait de gagner un centimètre en hauteur et le double en largeur. Les fonctions « multitouch » sont assez capricieuses, toujours aussi mal gérées par Windows (ah, ça fait du bien :)). Avec un peu de pratique, on prend l’habitude de les utiliser plus efficacement, notamment pour le « retour arrière » à trois doigts qui s’avère pratique (mais il faut que les doigts soient parfaitement alignés pour le faire fonctionner).

On note tout de même que l’intégration au repose-poignet est atypique, mais cette fois dans le bon sens. Un simple renfoncement dans celui-ci, avec le même matériau. Le toucher est doux, accroche un peu mais est finalement bien adapté à l’objet. Enfin, les boutons sont un peu durs, et notre clic gauche peut s’enfoncer de façon anormale à son extrémité externe. Cette description peut laisser septique, mais ils ne sont pourtant pas si mauvais que ça. Le résultat est finalement assez proche de ce que l’on retrouve chez Asus, MSi et même Alienware. Le portable pour joueur n’a pas su passer le cap de ces anciens pointeurs.

Si Clevo ne peut rien pour améliorer le multitouch, et bien que le P150EM soit conçu pour des utilisateurs de souris, on espère que le touchpad grandira et que les boutons ne seront plus séparés; bref, on attend un peu plus de modernité à ce niveau-là pour les prochaines générations du châssis.

Entre les deux clics se situe le lecteur d’empreintes, qui remplit bien son office, bien qu’il ne fonctionne pas systématiquement. Le logiciel affiche un « pop-up » pour proposer d’enregistrer un nouveau mot de passe, ce qui n’est pas très pratique. On aurait préféré une notification de la barre des tâches, par exemple. Une fois les mots de passe enregistrés, son comportement est plutôt efficace, on franchit le cap du gadget.

Enfin, juste à côté du touchpad, on aperçoit un tout petit trou qui abrite le micro. Loin de faire des miracles, il est cependant suffisant pour communiquer.

 

Et que se passe-t-il au-dessus ? On nage en plein délire … On a … Un écran ! Dingue !

Plus sérieusement, comme souvent chez Clevo, il est tout simplement excellent. A l’œil, les couleurs ont l’air très fidèles, quoiqu’un peu froides, ce qui ne choque pas pour un portable orienté pour les joueurs mais qui pourrait être plus gênant pour travailler des images. Les contrastes sont très bon, la dalle est très homogène et ne souffre d’aucun effet de « clouding » (si, vous savez, ces nébuleuses grises qu’on a parfois sur les fonds noirs qui ne sont du coup plus si noirs que ça).

De plus, cet écran est mat ! Un véritable bonheur à l’utilisation : presque aucun reflet n’est visible, même avec une source lumineuse forte dans le dos. Cet avantage vaut largement la légère perte de contrastes par rapport à un écran brillant. Et encore, le contraste reste très correcte.

Seul point négatif : les bords de l’écran sont toujours … la seule partie brillante du châssis. Et ça se voit. La poussière accroche vite, les traces en tout genre aussi. Dommage, on aurait apprécié que le même revêtement « soft-touch » soit présent autour de l’écran. L’avantage est que le plastique est parfaitement noir, ce qui est plus confortable à l’usage, surtout pour regarder des films ou jouer.

 

La partie inférieure du châssis est faite de plastique granuleux basique mais apparemment résistant.

Sur les tranches, on retrouve la connectique nécessaire : deux ports USB 3 et un USB 2, du Ethernet, du eSATA, du FireWire, du HDMI, du DVI, du Display Port, et un lecteur de cartes. Bref, tout ce dont vous avez besoin pour mettre en place un espace de travail (hum …) confortable.

Petite attention sympathique : les ports des tranches se trouvent vers l’arrière, ce qui permet de ne pas gêner l’utilisation d’une souris.

 

Cette machine se veut très sobre et sans fioritures, ce qui sera apprécié par ceux qui devront utiliser cette machine au bureau mais qui est loin de l’image techno-geek généralement attribuée aux portables pour joueurs, ce qui pourrait en déstabiliser plus d’un.

 

 

Maintenant que vous savez tout sur l’apparence de la bestiole … il est temps de l’étriper !

A l’intérieur, il semble que Clevo ait fait du bon travail.

A gauche, le GPU. A droite, le CPU. Trois caloducs pour la carte graphique, deux pour le processeur, un ventilateur chacun. De quoi refroidir efficacement ces composants hors norme.

Bien sûr, tout est accessible facilement : il suffit de retirer une seule plaque pour avoir accès aux composants. Seul le disque dur est derrière une plaque indépendante.

Le changement des composants pourra dont se faire très facilement, la machine est parfaitement évolutive … du moins, si Clevo assure la compatibilité de son bios, cette fois-ci. On se souvient que certains P150HM ne sont pas compatibles avec la génération Kepler de Nvidia, un point très négatif pour une machine qui se veut justement évolutive.

 

On n’a plus qu’à voir les performances de la machine.

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