En test : Corsair Vengeance K95

Publié à 11:22 par - Dans Périphériques et accessoires - 2 réactions.

Gros plan sur le clavier mécanique joueur Corsair Vengeance K95, le plus haut de gamme de la marque à l’heure actuelle. Testé réalisé par Biggybi.

Corsair est un acteur majeur du monde du jeu vidéo, notamment pour ses accessoires telles que les souris, casques et claviers. Petit test du Corsair Vengeance K95 que j’ai ici en version qwerty, parce que pour coder, bah le qwerty c’est bien et que pour coder, bah le azerty c’est nul.

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Présentation

Le Vengeance K95 est donc le plus haut de gamme de chez Corsair. Il est très semblable au K70, la principale différence étant la présence de touches macro. On le trouve dans toutes les bonnes boutiques pour un tarif voisin de 150€.

Voici ses caractéristiques :
– 135 touches mécaniques
– Switch Cherry MX Red
– Rétro-éclairage individuel à 4 niveaux
– 6 raccourcis multimédia
– 18 touches de macro sur 3 profils
– 36Ko de mémoire interne pour les profils
– Touche Windows désactivable
– Repose-poignets amovible
– Réglage rafraîchissement pour le BIOS
– 502 x 166 mm pour 1,340 kg

Le K95 est servi dans un emballage carton des plus classiques. Dans la boite, on trouve (en plus du clavier) le repose-poignets séparé, la notice d’utilisation, la carte de garantie.
On aurait apprécié avoir un outil pour retirer les touches plus facilement qu’avec nos gros doigts.

Le clavier en lui-même a un aspect très imposant, ce que confirme son poids de 1,3 Kg avec le repose-poignets. Il semble être taillé dans un unique bloc d’aluminium brossé. Seule la partie de gauche, qui supporte les touches de macro, est séparé du bloc, ce qui donne un aspect de pièce rajoutée assez regrettable mais peu dérangeant. C’est d’ailleurs un des seuls points négatifs de ce clavier.

Petite note sur le design ! A mes yeux, le K95 en jette. Sa robe entièrement noire et son rétro-éclairage blanc lui donnent une allure très particulière, à la fois sobre et remarquable. L’adjonction du repose-poignets change complètement son esthétique, on a l’impression d’avoir un nouveau produit sous les yeux ! C’est un point de vue parfaitement personnel.

Sur la tranche arrière se trouve un double câble USB très épais, et tissé (un bon point). Le premier USB permet d’utiliser le clavier, le second alimente le port USB, lui aussi placé derrière le clavier. A ses côtés est placé un switch qui permet de régler la fréquence de rafraîchissement du clavier afin de l’adapter aux cartes mères un peu vieillottes ou atypiques, ce qui permet de ne pas se retrouver avec un clavier non fonctionnel à l’allumage de l’ordinateur.

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En haut à gauche du clavier, on trouve une touche d’enregistrement de macros et les trois touches des trois différents profils.
A droite, on a une touche de programmation du rétro-éclairage, une touche de réglage de l’intensité de celui-ci, et une touche pour bloquer les touches « Windows ».
A leur suite sont placés les témoins des verrous des majuscules, du pavé numérique et de l’arrêt défilement.
Enfin, au-dessus du pavé numérique, on trouve les raccourcis multimédia : une molette de réglage du volume, une touche pour le couper, 4 touches de navigation (stop, précédent, lecture/pause, suivant).

Les touches de frappe sont toutes mécaniques en switch Cherry MX Red et rétro-éclairées individuellement.
Enfin, le repose-poignets est en plastique, recouvert d’une matière caoutchouteuse, et vissable au châssis.

Frappe

On commence par le point le plus important du clavier : les sensations de frappe.

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En un mot, c’est excellent. Les switchs MX Red sont extrêmement réactifs et la moindre caresse les active : leur force d’activation est très faible. Si cela impose une certaine précision en traitement de texte, c’est en revanche très agréable en jeu, la véritable raison d’être de ce type de switchs. Je tiens à noter que j’utilise ce clavier pour taper cet article et que c’est un grand bonheur. Passé un temps d’adaptation indispensable, le confort est réellement impressionnant.

Les touches macro sont placées à gauche, seul endroit où elles peuvent réellement être utiles (avis aux constructeurs qui en mettent à six mètres de doigts logiquement placés). Leur nombre important ne les rend pas toutes parfaitement accessibles, il conviendra de programmer celles qui sont le plus faciles à utiliser, notamment en jeu, où il ne faut pas perdre de temps à chercher ses marques. En bureautique, ce sera un moindre problème.

Les touches mécaniques imposent forcément un bruit conséquent, le K95 ne déroge pas à la règle. Vos collègues de bureau pourraient vous assassiner autant par jalousie que par agacement. Cependant, nul n’est le besoin de taper comme un sourd : comme dit plus haut, un simple effleurement suffit à actionner les touches.
Le bruit du K95 est néanmoins sourd, mat, et finalement bien moins conséquent que la moyenne pour ce type de clavier, ou en tout cas plus agréable.

Enfin, la calligraphie des touches est des plus classiques et offre peu de fantaisie. Bref, ça ne choque pas.

Ergonomie

Le K95 est lourd et imposant, d’une part par sa construction, d’autre part parce qu’il est parfaitement complet et que la place occupée par les touches de macros n’est pas négligeable. Il prendra de la place sur votre bureau, il vaut donc mieux prévoir un large espace de travail.
Au risque de me répéter, l’unique bloc d’aluminium dans lequel le clavier semble être taillé est un peu gâché par la partie où se trouvent les touches macro, qui est séparé du reste et n’arbore pas la même finition brossée. Ce n’est pas bien grave, mais un peu décevant.

Notons que les touches du clavier sont très largement séparées du châssis, ce qui est une marque de fabrique de Corsair. Ceci permet de s’en emparer aisément pour mieux les arracher à leurs switchs, afin d’admirer ces petits carrés rouges et les diodes de rétro-éclairage qui les surplombent, ou de nettoyer en profondeur son clavier.

En plus d’une partie clavier classique des plus satisfaisantes, le K95 propose des outils bien pensés. Le positionnement des touches de réglage et multimédia est très logique et les rend d’autant plus accessibles.
De plus, leur niveau de finition est très bon (aluminium), leur activation rappelle les boutons d’une XBox. Je me suis même pris à jouer avec la molette de volume pour le plaisir…

Le repose-poignets offre lui aussi une très bonne finition. La possibilité de le visser au clavier permet d’éviter de le détacher sous le coup d’un sursaut devant l’apparition inopportune d’un zombie un peu farceur, et la finition soft-touch est des plus agréables. Point intéressant : il n’attire pas la poussière plus que ça, à défaut de la repousser.
Seul défaut, il est un peu étroit et ne conviendra peut-être pas à de très grandes mains. Pour être assez garni de ce côté là, je n’ai pourtant pas été dérangé.

Le port USB, le poids du clavier, le switch de fréquence sont autant d’atouts qui permettent un vrai confort d’utilisation. Il ne manque rien de remarquable à la bonne ergonomie de ce Corsair.
Le niveau de finition global est excellent, vraiment excellent, et on aimerait pouvoir en dire autant de tous les produits qui sont passés entre nos mains… Corsair fait une véritable démonstration avec ce K95. Un pur bonheur à l’usage.

Rétro-éclairage et macro

Une des particularités de ce K95 réside dans la présence de 18 touches macros programmables sur trois profils, soit 54 actions à personnaliser (si si, 3 x 18 = 54, j’ai vérifié sur Google).
Il y a deux façons de programmer les touches : le logiciel, ou à la volée.

Voici comment procéder pour programmer les macros en direct :
On reste appuyé sur la touche MR jusqu’à ce qu’elle se cercle d’un éclairage rouge (c’est classe et bien foutu). Ensuite, on indique sur quelle touche on veut enregistrer notre macro. On tape alors la suite de touches à enregistrer. On appuie finalement sur « MR » pour enregistrer définitivement la macro.

Le réglage du rétro-éclairage est similaire :
On reste appuyé sur la touche de réglage qui se cercle de rouge. On appuie ensuite sur les touches pour les allumer ou les éteindre idividuellement. Enfin, on appuie à nouveau sur la touche de réglage. Fini !
Le profil en cours enregistre ce réglage particulier. La touche de réglage se comporte ensuite comme un switch entre un rétro-éclairage complet ou partiel. Pratique.
La touche qui la suit permet d’illuminer le clavier selon 4 niveaux d’intensité, dont un éteint.

La procédure est donc simple et à la porté de tous. C’est efficace, rapide, bref, comme il faut que ce soit.

On peut aussi passer par le logiciel de Corsair, qui permet des réglages plus poussés.
Il est divisé en deux onglets. Le premier permet d’enregistrer les macros touche par touche et ainsi régler le nombre de boucles, le timing entre les touches, et d’assigner une commande particulière à une touche définie. Un temps d’adaptation est nécessaire, mais finalement c’est très bien pensé, efficace et précis.
Le second permet de gérer les profils, dont on peut enregistrer un certain nombre sur le clavier. On peut aussi les exporter pour les partager.

Conclusion

Corsair signe un clavier d’exception. Très agréable à utiliser, peu bruyant pour un clavier mécanique, à la finition exemplaire… C’est un quasi sans faute. Sa qualité de frappe ravira autant les joueurs que les dactylos, et ses touches de macro facilement programmables contenteront les joueurs aussi bien que les développeurs ou les utilisateurs de logiciels bureautique.
Deux points négatifs seulement peuvent réellement faire défaut au K95 : l’absence d’un outil pour retirer les touches facilement et une finition différente sur le châssis au niveau des touches de macro. Ces deux points n’enlèvent néanmoins à la qualité générale qui se dégage de ce produit d’exception.
La véritable limite se trouve au niveau du tarif : 150€ n’est pas une somme que n’importe qui puisse se permettre d’investir dans un clavier, il faut donc l’envisager comme un investissement à long terme. Le K95 est un produit solide dont on ne peut douter de la durée de vie.

Disons que le Corsair K95 n’a pas volé les 5 étoiles de P4G.

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Positif :

– Finition
– Allure
– Confort de frappe
– Rétro-éclairage individuel
– 100% MX Red
– Repose-poignets amovible vissable
– Réplicateur USB
– Molette de volume (si, vraiment, j’adore)
– Touches macros accessibles
– Personnalisation facile (macro, éclairage)

Négatif :
– Support des touches macro collé au reste
– Pas d’outil pour retirer les touches
– Prix : justifié mais conséquent

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