Test de l’Acer Nitro 5 et de la GTX 1050Ti

Portables4gamers a testé l’Acer Nitro 5 et sa NVIDIA GTX 1050Ti. Est-elle suffisante pour jouer en full HD ? Réponse dans notre review complète.
J’en entends déjà hurler en caressant leur SLI de GTX 1080. Quoi une GeForce 1050Ti, mais on est sur P4G ici, pas de place pour la plèbe”. Déjà on va se calmer, ensuite, on va laisser causer Tonton Thalack.  L’objectif de ce test de l’Acer Nitro 5 et de sa GeForce GTX 1050Ti sera justement de voir si on peut commencer à jouer sérieusement pour la modique somme de 1099 euros. La promesse de l’Acer Nitro 5 est d’offrir une porte d’entrée aux joueurs sur portable sans trop leur faire les poches, ce que nous allons vérifier tout au long du test. 
La machine, prêtée par Acer, a été testée en conditions réelles et pas uniquement derrière un bureau. Elle est partie en week-end avec son testeur.
Commençons par les présentations. L’Acer Nitro 5 est un 15,6 pouces qui reprend les grandes lignes de l’Acer Predator Helios 300 qu’un membre de P4G avait testé. Nous nous trouvons juste en dessous en termes de taille et de gamme de prix. La configuration testée est propulsée par un Intel Core i5-7300HQ, 8 Go de RAM DDR4 sur un seul slot et une NVIDIA GeForce GTX 1050 Ti 4 Go DDR5. L’Acer Nitro 5 reçoit également un SSD de 128 Go pour le système d’exploitation et quelques programmes et un disque dur de 1 To à 5400 tours pour les jeux.

Configuration de l’Acer Nitro 5

Processeur
Intel Core i5-7300HQ (Quad-Core 2.5 GHz / 3.5 GHz Turbo Cache 6 Mo)
Carte graphique
NVIDIA GeForce GTX 1050 Ti 4 Go DDR5
Mémoire
8 GO DDR4 Max 32 Go (2 slots)
Écran
Dalle matte IPS LED 15,6 pouces 1920 x 1080 pixels @60Hz
Stockage
Emplacement 2,5″ n°1 : HDD 1 To 5400trs/min
Emplacement M.2 n°1 : SSD 128 Go
Connectique
1 x RJ45, 1 x HDMI Femelle, 2 x USB 2.0, 1 x Jack 3,5mm Femelle Stéréo, 1 x USB 3.0, 1 x USB 3.0 Type C
Pas de lecteur optique Lecteur de cartes SD (Secure Digital), SDHC, SDXC
Réseaux
Wi-Fi AC 10/100/1000 Mbps, Bluetooth 4.0
Dimensions
Profondeur 266 mm x Largeur 390 mm x Epaisseur 26,8 mm
Poids
2,7 kg
Batterie
4 cells 3220 mAh

Impressions générales sur l’Acer Nitro 5

Ce genre de petite machine est moins facile à tester qu’elle en a l’air. Elle doit à la fois contenter les joueurs exigeants tout en restant à un prix contenu, ce qui ne va pas sans certaines restrictions. Faisons un premier tour du propriétaire en jetant un œil à l’aspect général de l’Acer Nitro 5.
On peut saluer les progrès d’Acer en matière de finition. Le châssis, bien qu’en plastique, est robuste et bien ventilé. La plaque arrière en imitation aluminium, mais en plastique, est très réussie bien que salissante. La seule partie en aluminium est la barre sous l’écran. L’ensemble pèse 2,7 kilos. Il est assez épais mais bien équilibré.
Le clavier chiclet de l’Acer Nitro 5offre un bon confort de frappe. Il est rétroéclairable en rouge sur un seul niveau. L’effet est sympathique, mais un peu agressif faute de pouvoir en régler la luminosité.
 
L’Acer Nitro 5 expulse l’air chaud par l’arrière. La soufflerie est plutôt discrète par rapport aux plus grosses machines. Côté son, pas de miracle. On est sur un portable d’entrée de gamme et le rendu sonore est assez plat. On conseillera de jouer au casque pour un meilleur rendu et un semblant de spatialisation en fonction du casque utilisé.
Sur la partie multimédia, l’écran est très décevant en vidéo. Les noirs manquent franchement de profondeurs et ont un aspect très délavé. Ce désagrément est toutefois moins perceptible en jeu. 

L’Acer Nitro 5 est agréable à utiliser et donne une bonne impression de solidité. Pour être à moins de 1100 euros, il faut bien comprendre que cela va de pair avec un certain nombre de sacrifices. C’est difficile d’en vouloir à Acer, car dans cette gamme de prix, les concurrents font les mêmes choix.

 

L’accès aux composants est relativement simple. Deux trappes permettent d’accéder à la mémoire et au disque dur. Et si vous êtes exigeant, ça va vous être utile. Le disque dur de 5400 tours sur une machine est une hérésie. Attendez-vous à avoir des soucis d’affichages de textures quand le disque n’arrive pas à suivre.

Pour une machine orientée jeu, c’est vraiment dommage surtout que l’écart de prix n’est que de quelques euros. C’est plus fragrant lors des benchmarks qu’en jeu. Le SSD 128 Go est trop court pour y installer des jeux et on vous conseille de prévoir au moins un disque dur un peu plus costaud pour jouer dans les meilleures conditions possible.

 L’accès aux autres composants est également possible, une fois les vis ôtées. Un scellé est présent, et on vous déconseille d’y toucher tant que la machine est sous garantie. À vos risques et périls.

Benchmarks de l’Acer Nitro 5

C’est parti pour faire couiner mamie et pour voir ce que l’Acer Nitro 5 et sa NVIDIA GTX 1050Ti ont dans le ventre. On commence avec une série de tests sur 3Dmark.

3Dmark 11

3Dmark Firestrike

3DMark 11 et Firestrike dans sa version 1.1 donnent le ton. La GTX 1050Ti notebook se place au même niveau qu’une GTX 970M. Les résultats sont un peu moins bons sur 3Dmark11. Nous allons le vérifier tout au long de la série de test et en jeu.

 

3Dmark Time Spy

3Dmark Time Spy est le petit dernier des logiciels de benchmarking. Il est consacré entièrement à DirectX 12. On note d’ailleurs que la GTX 1050Ti s’en sort mieux face à la GTX970M. On reste quand même bien loin des performances d’une GTX 1060.

VR Mark

Pour le sport, on a passé l’Acer Nitro 5 au test VR Mark. Et il atteint le minimum pour l’Oculus Rift. On vous déconseille tout de même l’expérience, à moins que vous ayez des stocks d’aspirines et des actions chez les fabricants de sacs à vomi.

Après quelques heures de jeu, jetons un œil aux températures de l’Acer Nitro 5 :

Les tests ont été réalisés sur une plaque de refroidissement éteinte. L’expulsion de l’air chaud se faisant par l’arrière, jouer sur une nappe modifie peu les résultats. Et comme le châssis est en plastique, il est possible de jouer avec le portable sur les genoux sans se passer les cuisses au grill. Pas d’odeur de cochon grillé à signaler.

Dans des conditions moins normales, en stress test dont certains en boucle pendant une bonne période (OCCT, Furmark, etc. ne faites pas ça chez vous les enfants), le processeur et la carte graphique de l’Acer Nitro 5 prennent environ 4°C supplémentaires. Et on rappelle que les composants sont accessibles pour un nettoyage régulier.

Acer Nitro 5 : la GTX 1050Ti en jeu

Les jeux ont été testés en deux temps : via leurs benchmarks intégrés puis en jeu pour confirmer les données.

Bioshock Infinite

Bioshock Infinite est un classique des benchmarks depuis de nombreuses années. Vu l’âge du jeu, la GTX 1050Ti passe bien sûr  le challenge haut la main. LE fait intéressant est de jeter un œil aux écarts de performances. Son frame rate est plus stable qu’une vieille 780M, mais on est bien loin des performances d’une GTX 1060. Plus de 20% de différence en moyenne. Les deux cartes « gamers » ne jouent pas du tout dans la même division.

Batman Arkham Night Maxxed Out

Sur un jeu plus récent comme Batman Arkham Knight, la GTX 1050 s’en sort mieux. L’écart de performance est réduit par rapport à la GTX 1060.

Metro Last Light Redux

La dernière itération de Metro Last Light est idéale pour faire cracher ses tripes à une carte graphique. La génération 10 apporte un vrai plus sur le benchmark intégré du jeu. La GTX 1050 Ti surpasse assez nettement la GTX 970M. Mais on est à plus de 25% d’écart sur le modèle d’au-dessus la GTX 1060.

Deus Ex Mandind Divided

Deus Ex Mankind Divided  a été décrié pour son optimisation. Au prix de quelques gros patchs, il y a eu du mieux. On va se poser une question simple : peut-on jouer dans de bonnes conditions, en 1920×1080 avec de jolis graphismes en mettant les réglages sur « very high » ? Le benchmark intégré nous répond nonchalamment « lol nope » avec une moyenne respectable, mais de jolies chutes de frame rate. En jeu, c’est moins flagrant, mais la GTX 1050 souffre et il faudra faire des concessions. On vous épargne les tests dans des réglages supérieurs, à moins que vous soyez adeptes des soirées diapos. En clair : oubliez.

Far Cry Primal

En attendant, Far Cry 5, Primal est intéressant, car le Dunia Engine est assez exigeant par son utilisation d’importantes lignes de vue et de la végétation. Quand tous les potards sont à fond, la GTX 1050Ti réussit à rester au-dessus des 30 FPS. L’écart avec la GTX 1060 reste relativement important (20% environ).

 

Hitman Absolution 

Les tests réalisés sur le Hitman de 2012 confirment les précédents tests : la GTX 1050 Ti souffre dès qu’on monte les boutons à fond, mais reste suffisante pour jouer dans des conditions correctes. Le dernier Hitman passe de son côté sans souci en détails très élevés.

Rise of The Tomb Raider

 

Les benchmarks de Rise of Tomb Raider sont intéressants. Si on se contente des chiffres, tout va très bien. La GTX 1050 Ti fait le taf. Si on surveille les bench, on a droit a des passages entiers où le jeu n’affiche pas toutes les textures. Les jolis arbres sont remplacés par de jolis rectangles verts et on a eu droit à de micros freeze qui ne sont pas répertoriés lors des tests. On a cherché à voir si le problème venait de la carte graphique  ou de la lenteur des accès du disque dur 5400 tours : les deux, mon capitaine. En déplaçant le jeu sur le SSD (qui ne fait que 128Go, on le rappelle), c’est bien mieux. Le problème persiste légèrement, à bien plus petite échelle. Lors d’une rapide session de jeu, nous n’avons rien constaté de gênant, mais nous n’avons pas vraiment eu le temps de retourner le jeu.

 

Shadow of War


Un petit tour sur le tout récent Shadow of War, histoire de voir si la GTX 1050Ti tient le choc sur un jeu récent et gourmand dès que l’on pousse des détails. En bench, nous avons constaté quelques freezes dans les marais, mais le jeu semble se comporter mieux en jeu. Bizarrement, après plusieurs tests, le jeu semble plus stable en very high qu’en high. Dans l’absolu, la GTX 1050Ti souffre quand même pas mal. Heureusement, pour des performances accrues, le jeu embarque un système de résolution dynamique qui permet de sous-échantillonner le rendu en fonction de la charge pour garder la fluidité. En clair, quand ça chauffe pour le GPU, Shadow of War allège de lui-même la charge.

 

Conclusion

Faut-il craquer pour un Acer Nitro 5 ? Ça reste une bonne petite machine, plutôt bien équilibrée et assez agréable à tester. Le disque dur se change facilement et un bon 7200 tours vaut le prix de quelques pintes de bières. Dans cette gamme de prix, l’Acer Nitro 5 a assez peu à envier à la concurrence qui souffre globalement des mêmes problèmes. Au vue des performances, je conseillerais tout de fois d’économiser un peu plus pour opter pour une GTX1060, comme sur l’Acer Predator Helios 300. Si vous comptez jouer régulièrement et conserver le portable quelques années, les 200 à 300  euros supplémentaires nous semble justifiés.
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Dictateur en chef de Portables4gamers.
Ecrit des trucs et des machins qui parlent de bidules électroniques.