Acer Predator Helios 300 en test

Que vaut l’Acer Predator Helios 300, équipé d’un processeur Intel Core i7 7700HQ  et d’une GeForce GTX 1050Ti overclockée ? Réponse dans ce test.

Par rapport à l’Acer Nitro V que nous avons testé précédemment, l’Acer Predator Helios 300 se positionne comme une solution plus haut de gamme et orientée « gamer ». On retrouve la même GeForce GTX 1050Ti sur notre modèle de test et un processeur Intel Core i7 7700HQ. Le modèle testé est sous la référence Acer Predator Helios 300 G3-572-7884.
Petit raffinement : l’Acer Predator Helios 300 embarque un logiciel maison pour monter les fréquences de sa carte en un clic. Devant la simplicité d’usage de l’application, les résultats retenus lors des benchs et in game sont ceux avec les fréquences élevées. La machine testée dispose également de 8 Go de RAM d’un SSD de 128 Go pour le système d’exploitation et quelques programmes et d’un disque dur de 1 To à 5400 tours.

Configuration de l’Acer Predator Helios 300

Processeur
Intel Core i7-7700HQ (Quad-Core 2,8 à 3,8 GHz et 8 Mo de cache)
Carte graphique
NVIDIA GeForce GTX 1050 Ti 4 Go DDR5 Intel HD 630 intégrée au processeur + Optimus 
Mémoire
8 GO DDR4 Max 32 Go (2 slots)
Écran et vidéo
Ecran 15.6″ Acer ComfyView LED LCD Techno. IPS (Dalle Mate) • Ratio image 16:9 • Résolution FHD IPS (1920 x 1080)
Webcam HD (résolution 1280 x 720)
 2 haut-parleurs stéréo
Stockage
Emplacement 2,5″ n°1 : HDD 1 To 5400trs/min
Emplacement M.2 n°1 : SSD 128 Go
Clavier 
Chiclet, rétroéclairé rouge
Connectique
1 x RJ45, 1 x HDMI Femelle, 2 x USB 2.0, 1 x Jack 3,5mm Femelle Stéréo, 1 x USB 3.0, 1 x USB 3.0 Type C 
Pas de lecteur optique Lecteur de cartes SD (Secure Digital), SDHC, SDXC
Réseaux
Wi-Fi AC 10/100/1000 Mbps, Bluetooth 4.0
Dimensions
Profondeur 266 mm x Largeur 390 mm x Epaisseur 26,8 mm
Poids
2,7 kg
Batterie
4 cells 3220 mAh
Système d’exploitation
Microsoft Windows 10 Edition Famille à 64 bits
Logiciels
PredatorSense : pour prendre le contrôle de votre notebook, Acer BluelightShield

Impressions générales sur l‘Acer Predator Helios 300

L’Acer Predator Helios 300 se présente comme un portable gamer à l’ancienne. Sous ses modestes 15,6 pouces, il se relève assez lourd et imposant avec pas loin de 3 kg sur la balance. Des dimensions un peu excessives pour un portable qui embarque seulement une 1050Ti, mais on rappellera que cette machine existe avec d’autres GPU. L’ensemble a l’air plutôt solide et les revêtements en aluminium sont aussi jolis que salissants. Sans faire haut de gamme, c’est un petit plus sympathique par rapport toujours au Nitro V.
On retrouve le clavier chiclet rétroéclairé en rouge parce que LES GAMERS CA AIME LE ROUGE. Le confort de frappe reste satisfaisant.
Sur la partie ventilation, on est sur un système qui expulse l’air par l’arrière. La vitesse des ventilateurs est réglable par le logiciel fourni et heureusement. À plein régime, le portable est très bruyant et émet un petit bruit aigu assez désagréable, même avec un casque.
De toute façon, on vous recommande de jouer au casque. Comme sur la grande majorité des PC portables, le rendu sonore est loin d’être extraordinaire et se révèle parfois assez brouillon. L’écran est correct malgré des noirs qui lavent plus blanc. Rien de problématique en jeu, les limites de l’écran se feront surtout sentir lors de films à l’obscure ambiance
Vendu à sa sortie à 1290 euros, et trouvable pour bien moins cher depuis, l’Acer Predator Helios 300 offre des prestations tout à fait intéressantes pour sa gamme de prix. On notera par ailleurs que c’est une machine facile à entretenir. Elle dispose de deux trappes pour la RAM et le disque dur. Et malgré bon nombre de vis à enlever, l’accès aux autres composants de la machine est extrêmement simple. Une fois, le dessous retiré, tous les composants sont accessibles. On s’inquiétera d’ailleurs du système de refroidissement qui a l’air sous-dimensionné pour une machine gamer. Lors de nos tests, l’i7 7700HQ a d’ailleurs eu des températures assez élevées et nous y reviendrons.

Benchmarks de l’Acer Predator Helios 300

Maintenant que nous avons fait connaissance, il est l’heure de voir ce que l’Acer Predator Helios 300 a dans la culotte. On rappelle que nos tests mélangent benchs classiques mais également de longues sessions de jeux pour vérifier la pertinence des données.

3Dmark Firestrike

Comme indiqué plus haut, les résultats que nous avons retenus sont réalisés avec la montée de fréquences proposée par le logiciel Acer PredatorSense. Avec des fréquences normales, l’Acer Predator Helios 500 est au même niveau que l’Acer Nitro V équipé de la même GeForce 1050Ti. On note ainsi un gain d’environ 10% sur la partie graphique et de bons résultats pour l’Intel Core i7-7700HQ à plus de 10000 points.

3Dmark Time Spy

Petite surprise sur 3Dmark Time Spy. Sur le logiciel dédié à DirectX 12, l’Acer Helios Predator 300 ne fait pas mieux que son petit frère. Sur les applications les plus gourmandes, la montée en fréquence ne suffit pas à compenser le manque de pêche de la GeForce 1050Ti. 

VR Mark

Nous avons voulu passer l’Acer Predator Helios 300 et sa GeForce 1050TI au test VR Mark, pour voir si le gain de performance était notable. Le benchmark n’est jamais arrivé au bout. La 1050Ti est de toute façon bien trop juste pour la VR.

Températures de l’Acer Predator Helios 300

Après plusieurs jours de benchs et de jeu, on va attaquer directement le problème qui fâche : le processeur frôle les 100° sur l’un de ses cores et les résultats enregistrés posent plusieurs questions. Un des Cores a atteint les 100°C lors de nos tests synthétiques. En jeu, la différence est minime et on arrive à 98°C. Dans l’absolu, ce n’est pas un problème, la température, jusqu’à 100° est considérée comme normale par Intel. Nous constatons également de gros écarts de températures entre les différents cores qui peuvent provenir aussi bien d’un pad thermique trop petit que d’une mauvaise application de la pâte thermique. 
Cependant, le processeur n’a souffert à aucun moment de pertes de performances en raison de la chaleur. Ce qui veut dire qu’il est prévu que le processeur puisse fonctionner à ces températures. C’est une machine de test, elle est passée par les mains de nombreux testeurs. Les tests de la même machine parus chez les confrères indiquent des températures légèrement inférieures de 4 à 5°. Contacté à ce sujet, Acer n’a pas donné suite. Faut-il pour autant s’en inquiéter ? La machine reste facile à entretenir et avec un nettoyage régulier, qui devrait être fait sur n’importe quel PC, il n’y a a priori pas de raison de s’en émouvoir.
        

Acer Predator Helios 300 : la GTX 1050Ti overclockée en jeu

Les tests ont été réalisés en mode turbo, activable en un clic avec le logiciel PredatorSense. Comme toujours, nous mêlons benchmarks intégrés et tests réels.

Bioshock Infinite

Rien de tel qu’un bon vieux Bioshock Infinite pour lancer les hostilités. On notera que l’Acer Predator Helios 300 est presque 10% plus véloce qu’un portable avec une GeForce GTX 1050Ti stock. Elle reste toutefois loin d’une GTX 1060.

Batman Arkham Night Maxxed Out

On attaque les choses sérieuses avec Batman Arkham Night. Les résultats sont cohérents avec les benchmarks synthétiques. La GTX 1050Ti OC est confortablement calée entre la version stock et la GTX 1060. Au final, le gain moyen n’est que de 3 i/s.

Metro Last Light Redux

La magie des tests, c’est qu’il y a toujours une petite surprise. Avec sa montée en fréquence et des conditions de tests identiques, l’Acer Predator Helios 300 et sa GeForce GTX 1050Ti OC offrent des performances plus homogènes que les autres cartes. Pas de chute de frame rate ni de pics, elle est même très proche des performances d’une 980M et rattrape une partie de son retard sur une GeForce GTX 1060. une bonne surprise sur un test particulièrement gourmand.

Deus Ex Mandind Divided

Comme la GeForce GTX 1050Ti OC de l’Acer Predator Helios 300 dépasse les 24 FPS de moyenne en ultra, vous avez droit à un magnifique graphique bonus. Fait intéressant : en ultra, le gain de la montée en fréquence est de 15%. En high par contre, le gain est nul. On reste un peu juste pour conseiller de jouer en ultra, mais au prix de quelques réglages, il est possible d’avoir un jeu un peu plus joli.

Far Cry Primal

Sur l‘exigeant moteur Dunial Engine, l’overclocking de la GTX 1050Ti profite d’un joli gain de puissance. Elle se trouve pile entre une 1050Ti stock et une 1060 dans nos benchmarks sur Far Cry Primal, réglé en ultra. Le processeur influe assez peu sur les performances globales, en comparaison avec le i5 du Acer Nitro V. En jeu, l’ensemble est très stable pour la chasse au mammouth.

Hitman Absolution

Sur ce vieil Hitman Absolution, le passage à un i7 7700HQ combiné à la GTX 1050Ti boostée apporte un gain de performance de près de 20%. Le gain est moins net sur le dernier Hitman, mais toujours appréciable. Il faudra se contenter de régler le jeu en détails très élevés.

Rise of the Tomb Raider

Lors de notre test de l’Acer Nitro V, nous avions constaté des problèmes d’affichages des textures qui disparaissaient, couplés à des micros freeze. On se demandait alors si le problème venait du GPU ou du pauvre disque dur 5400 tours, le même qui équipe l’Acer Predator Helios 300. Avec la montée en fréquence de la GTX 1050Ti, le problème est partiellement résolu. On constate encore quelques mauvaises surprises lors du bench, mais pas en jeu. Côté performance, le gain est minime par rapport à la GeForce GTX 1050Ti stock.

Shadow of War

L’overclocking de la GeForce GTX 1050Ti apporte un certain confort sur Shadow of War. Contrairement à son homologue stock, nous n’avons constaté aucun problème lors des différents essais. Le frame rate est stable et les très rares baisses de framerate passent inaperçues.

Conclusion

Le cas du Acer Predator Helios 300 n’est pas évident. La machine est bien finie et malgré un système de refroidissement limité, offre un potentiel intéressant. Les griefs que l’on peut faire à cette machine tiennent à sa configuration, mais d’autres options sont disponibles. 
La chauffe de l’i7-7700HQ reste acceptable, mais demande à être surveillée. Le principal problème est qu’elle demande de mettre en marche la soufflerie à plein rendement. À vous de voir si le désagrément sonore en vaut la peine. Si vous ne souhaitez pas mettre les mains dans la pâte thermique et un PC moins bruyant, on vous recommande plutôt un i5 qui n’affectera pas les performances en jeu. 
On regrette toujours le petit SSD de 128 Go et le disque dur à 5400 tours. Un choix qui fait baisser le prix de la machine, mais qui nuit un peu au confort d’utilisation et aux temps de chargement en jeu. Couplée au Predator Sense, la GeForce GTX 1050Ti offre un regain de performance sympathique, mais reste bien loin d’une GTX 1060.  À petit prix, l’Acer Predator Helios 300 est une  option à surveiller.
A propos de Thalack 498 Articles
Dictateur en chef de Portables4gamers. Ecrit des trucs et des machins qui parlent de bidules électroniques.