Super Nintendo Mini : une dose de rétro presque dans la poche

Et si la Super Nintendo Mini était la solution pour emmener légalement sa Super Nintendo presque partout sans trembler d’abîmer le matériel d’époque ? La réponse dans ce test.

Des tests de la Super Nintendo Mini, il y en a plein sur le net. En tant que joueurs mobiles, nous nous sommes posé une question toute bête sur P4G : et si comme dans le temps, nous emportions notre console chez les amis ? Envie de mettre une raclée aux copains sur Street Fighter II Turbo ou d’initier le petit neveu à la dureté de la vie en lui infligeant un Super Ghouls’N Ghosts dans les conditions de l’époque.

La Super Nintendo Mini fait le maximum

La première chose que l’on remarque sur la Super Ninteno Mini c’est sa taille. La boîte complète, avec la console, les manettes et les câbles, est légèrement plus petite que la console de l’époque ou qu’une console moderne. L’alimentation se fait par un câble micro-USB. Et comme la console ne consomme que 2,2W au maximum, un port USB de téléviseur peut suffire à l’alimenter. Cela marche même avec une simple batterie externe. Facile à transporter on vous dit.
Sur le plan matériel, la Super Nintendo Mini est réussite, elle a tout d’une grande, et le souci du détail est bluffant. Les couleurs et logos sont d’époque, comme si la Super Nintendo Mini avait rétréci. On retrouve même l’interrupteur pour allumer la console. Les différences sont subtiles avec la présence d’un port HDMI par exemple. Les puristes regretteront toutefois que le bouton Eject et la fente de la cartouche soient factices.
Derrière les faux ports manettes justement se cachent les vrais. Surprise, pas d’USB, mais un port propriétaire qu’on retrouve sur la Wii et la Wii U. Les possesseurs de manettes de la Nes Mini ou de controller pro pourront brancher leur manette (bof) ou, plus intéressant, jouer aux jeux de la Virtual console avec une vraie” manette de Super Nintendo. Alors non, vous ne pourrez pas jouer avec une manette officielle sur émulateur sur votre Raspberry Pi ou sur votre gros portable gamer. Au pire, 8bitDo vend des manettes USB sans fil tout à fait plaisantes
Sur le hardware pur, la Super Nes Mini embarque la même carte mère que la Nes Mini et est suffisamment puissante pour faire tourner dans les conditions d’époque tous les jeux, même ceux qui embarquent des puces spéciales comme Star Fox 2 et Super Mario World 2: Yoshi’s Island (Super FX 2) ou Super Mario Kart (DSP1). La min Super Nintendo embarque donc un processeur  Allwinner R16 SoC 4 core ARM Cortex A7s, un GPU ARM Mali 400 MP2, 256MB de ram DDR par Hynix avec une capacité de stockage de 512 Mo en NAND. On se souviendra qu’à l’époque la Super Nes était motorisée par un processeur WDC 65C816 16-bits, 64 Ko de mémoire vidéo et 128 Ko de RAM.

20+1 jeux, et moi, et moi, et moi

C’est bien joli tout ça, mais les jeux. Ils sont 20+1 à savoir que le dernier est Star Fox 2 qu’il faut débloquer… en jouant au premier niveau de Star Fox. Rien de bien compliqué si on excepte que comme à l’époque, Star Fox doit tourner à 20 images par secondes et que la 3D a très mal vieilli.
La liste des jeux : 
Contra III : The Alien Wars
Donkey Kong Country
EarthBound
Final Fantasy III
F-ZERO
Kirby Super Star
Kirby’s Dream Course
Mega Man X
Secret of Mana
Star Fox
Star Fox 2
Street Fighter II Turbo : Hyper Fighting
Super Castlevania IV
Super Ghouls’N Ghosts
Super Mario Kart
Super Mario RPG : Legend of the Seven Stars
Super Mario World
Super Mario World 2: Yoshi’s Island
Super Metroid
Super Punch-Out!!
The Legend of Zelda : A link to the Past
Vous  l’aurez remarqué, les noms des jeux correspondent à leur version américaine. Pas de Super Probotector, mais un Contra III. Et le Final Fantasy III US est bien le Final Fantasy VI chez nous. On pourrait grommeler à l’invasion de l’Oncle Sam, mais le bon côté demeure que nous avons droit à des versions 60 Hz et à quelques jeux comme Final Fantasy VI et EarthBound qui ne sont jamais sortis dans nos contrées. Évidemment, on n’aurait pas craché sur quelques jeux supplémentaires. Un petit Chrono Trigger, un Super Mario All Star pour ne pas racheter une compilation pour la 25e fois ou un petit Teenage Mutant Hero Turtles IV : Turtles in Time, Illusion of Time ou Super Bomberman. 
 
L’interface est claire et permet d’avoir quatre save states par jeu, comme sur émulateur, ou de rembobiner sa partie sur 15 secondes sur les jeux d’action et une minute sur les RPG.
Certains regrettent l’absence d’une boutique pour acheter ses jeux. En l’absence de connexion internet, ce n’est pas prêt d’être corrigé. La contrepartie pour les bidouilleurs : pas de mise à jour de sécurité et donc la possibilité de bricoler sa Super Nintendo Mini tranquillement.
 
Gâteau sous la cerise, il semble possible d’installer ses propres roms sur la Super Nintendo Mini. Outre la perspective de la bidouille qui fait frétiller plus d’un geek, ça veut dire aussi qu’il est possible de remplacer les roms US par leurs équivalents FR, de mettre les antédiluviennes pochettes que nous avons connu étant petit, et pourquoi pas goûter aux joies d’un Seiken Densetsu III traduit par la communauté. Je défaille.
La manipulation est à faire à vos risques et périls, mais un petit malin a déjà réussi à modifier le contenu de sa Super NES Mini. Skullator livre tous les secrets de la manipulation avec un outil  nommé Hakchi2. Il dévoile la manipulation dans la vidéo ci-dessous.

Conclusion

Faut-il vendre père et mère pour une Super Nintendo Mini ? Oui, mais non. C’est une belle réussite technique et un bel objet. Dépenser 79 euros pour un élément de décoration que l’on ressortira à l’occasion n’est pas une mauvaise idée tant l’objet est de qualité. De mon côté, il m’ôte la hantise de brancher et d’abîmer potentiellement la Super Nintendo que je garde depuis mon adolescence. Comparativement à une Nes Mini, les jeux de la Super Nintendo ont beaucoup mieux vieilli. C’est toujours un régal de lancer un Zelda 3. La Super Nintendo n’a pas la polyvalence d’un Raspberry Pi, mais reste un bel objet pour une bouffée de nostalgie.
A propos de Thalack 477 Articles

Dictateur en chef de Portables4gamers.
Ecrit des trucs et des machins qui parlent de bidules électroniques.